Rechercher « LA » solution aux problématiques environnementales


Billet du 09/01/2020


Un journal de bord ?


Pour ce premier billet, je vais brièvement vous parler des raisons de la création de ce journal de bord. En ce début d'année 2020, j'ai décidé de donner un peu plus de corps à ce que j'ai appelé EcoRhizo. Initialement une entité dénommée pour définir l'activité que je tâche de développer, j'aimerai en faire un corpus pluri-médiatiques qui condenserait mes travaux et réflexions autour de la « résilience territoriale locale » (terme mis entre guillemets car il mérite un billet à lui seul). Pour construire ce corpus, je vais commencer par régulièrement poster des billets aux sujets variés pour parler d'actualités, d'anecdotes, de méthodologies, de retours d'expérience. Bref ce dont l'envie me poussera à écrire. La part belle sera à la subjectivité, permettant aux lectrices et lecteurs de cerner la vision que j'adopte vis-à-vis de la « transition écologique » (idem, ce terme mériterait un billet dédié).


« UNE » solution ?


Aujourd'hui j'aborde cette question terrible : « Quelle est la solution au changement climatique ? » Ou plutôt : « Quelle la solution à - insérer une problématique environnementale - ? ». Cette quête de l'action à mener est le but de toutes les structures gravitant autour des questions environnementales. Institutions publiques, collectivités territoriales, entreprises, associations et citoyen·ne·s pour en dresser grossièrement le portrait.


De ma propre expérience, que ce soit dans les milieux associatifs ou les comités de pilotage des documents de planification territoriale, j'ai souvent vu en filigrane cette recherche de la bonne voie, la bonne direction. Celle du consensus absolu, celle de l'altruisme efficace.


Le constat que j'en fait aujourd'hui, c'est l'incroyable énergie mobilisée pour confronter les solutions possibles afin de cerner celle qui sera probablement la meilleure. Ce qui est louable en soit. Mais en attendant l'on manque d'actions abondantes. Pas une des initiatives de « transition écologique » que j'ai observée n'est comparable à une autre. Identifier des solutions ? Oui. Trouver la meilleure ? Nous ne la connaîtrons sans doute jamais.


Le procès du colibri ?


Action individuelle contre action collective. Bottom-up contre top-down. Petits gestes contre grandes réformes. Ce clivage entre ces deux modes d'actions fait souvent parler de lui. Il rejoint aussi cette quête de la solution ultime aux problématiques environnementales. La manière d'agir qui touchera les points névralgiques entraînant un changement vertueux en cascade. Vous connaissez certainement la fable du colibri dont le mouvement éponyme en porte les valeurs. Je ne pense pas que ce mouvement soit celui sur lequel toute l'énergie bénévole, financière et politique devrait se focaliser. Aucune structure de transition ne doit faire l'objet d'une focalisation. Je parle des colibris en particulier car j'ai souvent entendu des critiques du mouvement et plus largement du « faire sa part ».


A mon sens aucune action de changement n'est inutile. Il est préférable d'avoir 10 000 personnes investies dans 100 structures que dans une seule. Sur 100 structures, une poignée pourront ancrer un changement notable. Avec une seule, le risque de partir dans une mauvaise direction est trop grand.


Les structures de changements globaux comme The Shift Project sont nécessaires tout comme les multiples initiatives locales similaires au mouvement des Villes en transition. Ma certitude est que des actions individuelles sans trame globale ne sont pas suffisantes compte tenu de l'urgence climatique. Mais une trame globale sans de préparation locale ne pourra tenir dans le temps.


Et alors ?


Vous vous dites peut-être que ce que j'énonce est une sorte de consensus mou, n'apportant pas grand chose dans la « transition écologique ». De fait, ce n'est qu'un constat sur des dynamiques de lutte pour répondre aux problématiques environnementales. Je peux cependant vous assurer que défendre la diversité des solutions limite grandement les débats d'opinion au profit d'une mutualisation des idées. Cela fait passer d'une recherche du consensus à une culture du dissensus des actions. L'on agit plus vite, l'on discute avec plaisir des initiatives de chacun·e.


Dans de prochains billets je pourrai vous raconter pourquoi j'ai choisi de focaliser EcoRhizo sur l'échelle communale. Pourquoi je pense que le changement des valeurs humaines est pour moi une clé de la « transition écologique ».


Au plaisir de vous croiser un jour.